Starve #1

Une de ces « modes » gonflantes qui touchent la critique culturelle de nos jours se trouve probablement dans son affection pour l’impressionnisme, si cher à Anatole France – regardez sur wikipédia – que les ricains ont appelé gonzo – comme dans Las Vegas Parano, pas comme dans le porno je vous vois venir – la dernière fois qu’ils ont cru inventer l’eau chaude. Vous savez bien, ce genre de délires qui commence par une mise en condition dont on se fout tous éperdument du type : ce mardi-là, je sortais de la Maison de la Recherche, rue Serpente, après une esclandre désagréable avec une de mes profs de mémoire qui, m’ayant copieusement chié dessus, m’a filé l’envie de me rappatrier chez Pulps rue Dante, histoire de prendre quelques trades pour me consoler. C’est à ce moment-là que, sur l’étagère des nouveautés librairie, entre du Nightwing classic qui coûte ton … Lire la suite

Youpi c’est la rentrée !

Comme tous les ans, c’est la rentrée, et avec elle sa myriade de Pakistanais vendeurs de parapluie, de fausses promesses d’un automne doux, brun et caressant pour une pluie qui te pisse dessus des cartons mouillés et des feuilles mourantes, de rappels des impôts, et, bien évident, l’arrêt en comics des conneries que constituent souvent les crossovers de l’été pour reprendre les choses sérieuses.

Justement, les hostilités reprennent cette semaine chez Marvel, qui, pour l’occasion, procède à un énième reboot de toutes ses séries. On attaque cette rentrée en fanfare, avec d’un côté Brian Bendis et Jason Aaron, qui récupèrent respectivement dans ce mercato de l’été les séries Invincible Iron-man et Doctor Strange, et de l’autre la reprise de Amazing Spider-man par Slott.

Dans un climat toujours aussi paradoxal pour la Maison des idées de progressisme dans le fond mais de grand conservatisme formel, la redistribution des équipes créatives sur … Lire la suite

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That’s Because You’re a Robot #1 (one-shot)

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un de ces trucs qu’on achète on peut sans trop savoir pourquoi, après avoir trouvé l’unique exemplaire restant qui traîne au fond d’un bac « news indé de la semaine » à moitié miteux, au milieu de comics MLP et autres joyeusetés. En l’occurrence, je me suis retrouvé nez à nez avec une cover au style pulps tellement ostentatoire qu’il en devient presque racoleur, avec en portrait LE flic du futur cliché et ce titre pour le moins hors norme That’s Because You’re a Robot. Il va sans dire que je l’ai acheté sur le champ.… Lire la suite

Le casse du siècle

Vous le savez, ça fait un peu plus de deux ans maintenant que l’arrivée d’Urban Comics dans le jeu a déstabilisé la situation de quasi-monopole dans laquelle vivait Panini depuis grosso modo le début des années 2000. Et si cette transition, tout d’abord, s’est effectuée sans déclencher trop de réactions de la part de l’éditeur, le véritable ratissage de lecteurs auquel la filiale de Dargaud procède grâce à ses maquettes tournées vers l’accessibilité a poussé la marque au nom de sandwich à réagir. Le problème, c’est qu’entre copie de façade et vieux travers récurrents, Panini persiste et signe dans sa logique habituelle, au détriment de son lectorat. Allez, on claque une petite revue rapide des dernières créations éditoriales de la boîte.… Lire la suite

Deadly Class #1-3

Bon, je dois dire en préambule que j’ai, personnellement, un rapport un peu compliqué avec le taf de Remender. Autant j’ai pu l’apprécier sur des séries comme Gigantic, Captain America de marvel now ou encore sa géniale X-Force, autant je ne lui ai par exemple toujours pas pardonné son run sur le Punisher (Frankencastle bon dieu), ou la mauvaise Uncanny Avengers. C’est donc avec une certaine circonspection que j’ai décidé d’essayer, il y a 3 mois, la nouvelle série Deadly Class qu’il lance chez Image avec aux crayons l’artiste Wes Craig (que vous avez pu voir récemment sur quelques OS de Legends of the dark knight ou encore plus brièvement sur le premier annual de Flash).

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