GLverse : la gestion de l’après-Wrath of

Une page de l’histoire de DC comics s’est tournée le 22 mai dernier à la publication du magistral numéro 20 de la série Green Lantern, qui conclue brillamment le run de 9 ans de l’auteur Geoff Johns, désireux de se recentrer sur ses autres séries en cours (comme Aquaman et les deux principales Justice League). Dans la foulée, DC a annoncé une refonte complète de toutes les équipes artistiques du GLverse, ainsi que, de manière plus surprenante, la publication d’une nouvelle ongoing consacrée à Larfleeze, l’agent orange. Virage réussi ou plantage pour le GLverse, on vous donne notre avis.

Green Lantern 21 : Venditti / Tan

A la suite des évènements de Wrath of, Volthoom, le First Lantern, est finalement vaincu, mais la lutte contre cet adversaire laisse le green lantern corps exsangue : les gardiens sont morts dans la bataille, ainsi que beaucoup de vétérans. Les nouveaux gardiens, peu assurés, plient leurs bagages subitement pour partir en formation en nommant Hal Jordan à la va vite chef du corps, qui décide tout aussi vite de lâcher dans la nature les anneaux des morts en quête de remplaçants. Une impression brouillonne traverse l’issue au fur et à mesure que Hal converse avec tel ou tel personnage. Les dialogues paraissent peu authentiques et expédiés, les plans s’enchaînent trop vite, et la structure narrative de l’issue est étrange de par la présence d’une prolepse au début un peu hors de propos. Ajoutez à cela un cliff peu palpitant, et on obtient une issue franchement décevante qui, en plus de ne proposer que très peu d’action intéressante, part sur de biens mauvaises bases quant à la saveur que présentent les personnages traditionnels de la licence.

Côté dessins, Billy Tan, que l’on connaît pour son travail chez Image dans les années 90 ou pour ses illustrations de Uncanny X-Men, livre un travail à la limite de l’acceptable sur ce numéro. Si les scènes d’actions sont globalement correctement mises en scène, les poses des personnages apparaissent régulièrement rigides et les visages des principaux protagonistes sont très laids : peu harmonieuses, les expressions des personnages ont tendance à être tantôt outrageusement accentuées, tantôt au contraire plates et bouffies, avec une inclinaison surprenante de l’artiste pour les dents serrées. Des problèmes de proportions surgissent de manière épisodique, touchant particulièrement Hal, John et Kyle, qui présentent tous trois de disgracieux corps trop carrés dès que l’on s’éloigne un peu des gros plans. Kilowog, par contre, est plutôt bien exécuté et les décors, pour leur part, sont minimalistes sans être complétement mauvais.

GL 1

GL #21 nous offre donc un bien maigre colmatage après des années de travail plus qu’efficaces d’un Johns ayant hissé le titre au rang de deuxième licence de l’éditeur. Il convient, pour le fan de l’univers, de faire preuve de patience envers la mauvaise qualité actuelle du titre qui s’explique peut-être en partie par l’état un peu transitoire du titre ; toutefois, on ne saurait attendre trop longtemps que la série décolle, et si Venditti ne parvient pas à rehausser le niveau assez rapidement, il y a fort à parier que le lectorat de la série diminue fortement. Pour le néophyte, il paraît inutile de profiter du changement d’équipes pour se lancer dans le titre GL qui, s’il a éventuellement les moyens de retenir l’attention d’un fan complaisant, n’a pas assez de patate derrière lui pour créer une nouvelle génération d’amateurs des emerald warriors.

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