Justice League of America, le début

Un peu moins d’un an et demi après avoir rebooté la Justice League dans le cadre du New 52, Geoff Johns, salué notamment pour ses run de qualité sur Green Lantern, Flash ou encore Teen Titans s’attelle à la relance d’une autre équipe iconique de l’univers DC : la Justice League of America. Il est assisté pour cela aux dessins par David Finch, connu pour son travail chez Image ou plus récemment sur Batman TDK.
 

JLA 1

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il paraît important de procéder à une petite piqûre de rappel : contrairement à ce que l’on a pu lire sur nombre de run pré-new 52, la justice league apparaît maintenant comme une sorte de consensus « indépendant » de super-héros qui s’allient sans réelle justification officielle ou autre appui politique, et s’attire par là craintes et méfiances. C’est dans ce climat tendu que Amanda Waller, directrice de l’A.R.G.U.S. (l’agence gouvernementale qui fait le lien avec les super) charge Steve Trevor, le chaperon de Wonder Woman, de monter une équipe en mesure de contrecarrer la justice league : on assiste ainsi dans une première issue surtout marquée par son fort classicisme au recrutement des différents membres qui vont constituer cette justice league of america, à savoir : savage hawkman, catwoman, katana, martian manhunter, vibe, stargirl, green arrow, green lantern (simon baz).
 

Au cours des issues 2 et 3, l’auteur procède à la fois à la mise en scène du premier défi des héros, confrontés à des copies robotiques de la justice league envoyées par une mystérieuse organisation de vilains baptisée la secret society, et à une ébauche des rôles et des relations qui vont se développer au sein de l’équipe, sur le terrain comme en dehors : hawkman ou katana, plutôt instables et violents, vont devoir apprendre à travailler en équipe, stargirl coincée dans son rôle de pom-pom girl, catwoman, secrète et en retrait, vibe qui doit apprendre à maitriser ses pouvoirs…Si tout cela n’a rien de fondamentalement original, force est de constater que ça fonctionne bien et on se prend à se demander comment vont évoluer les rapports au sein de l’équipe. La deuxième moitié de la troisième issue, quant à elle, amorce le piège que prépare la JLA à la secret society et nous fait espérer une confrontation peut-être plus directe pour la suite. A voir, donc.JLA 2 Au niveau du dessins, on retrouve donc l’artiste canadien David Finch qui, comme à son habitude, divisera profondément ceux qui loueront son trait énergique et détaillé et ceux qui conspueront l’aspect lisse de ses visages (ou de son visage pour être précis tant ces derniers manquent de caractère) et les défauts de proportions de certains de ses membres hypertrophiés. La série est relativement agréable à regarder pour peu qu’on ne soit pas trop exigeant et le bonhomme nous a habitué à pire, sur TDK notamment. La coloration, assurée par Sonia Oback, est sombre, avec des teintes noires et grises, mais sert somme toute assez bien l’ambiance du titre et met en valeur les costumes des personnages de manière intéressante.JLA 3 En résumé, JLA est une bonne série mais en germe : si les éléments de base tels que le casting éclectique (quel bonheur de revoir des personnages comme martian manhunter ou hawkman) et l’antagonisme annoncé avec la JL ont un fort potentiel, on attend tout de même pour la suite que la série décolle un peu plus que ce qu’elle a montré jusqu’à maintenant. Vivement Trinity War pour profiter pleinement, on l’espère, des promesses rattachées à ce cast.

Simon

JLA 4

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