Punisher Max: la Fin

1976. La troisième guerre mondiale à eu lieu. Les états se sont détruits sous le feu nucléaire, le monde s’éteint. C’est dans cet univers apocalyptique qu’on retrouve Frank Castle, devenu vieux. Contaminé par les radiations, il sait qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Non, il ne profite pas de ses derniers moments pour verser une larme en se remémorant ses aventures passées. Il se met en chasse, pour son ultime traque, sa dernière victime.

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La gamme de récits estampillés « La Fin » met en scène les dernières aventures d’un héros (ou d’un groupe), écrite par une équipe artistique habituée du titre (Peter David sur Hulk, Alan Davis sur les 4 Fantastiques…). Et qui de plus iconique que le génial Garth Ennis pour écrire la dernière histoire du Punisher?

Le récit porte bien son nom. C’est la fin de tout : la fin de l’humanité, la fin de Frank Castle, le point final au but qu’il a poursuivi toute sa vie. Le comic est très court, un cinquantaine de pages, et donc très dense. La difficulté était de mettre en place une intrigue dans un monde crédible et réaliste sans pour autant occulter le scénario même et l’histoire, et Ennis prouve une fois de plus qu’il est un maître dans l’écriture. Parallèlement, l’auteur aborde plusieurs thèmes : l’écologie, la violence, la guerre, les grandes sociétés… de façon assez convenue, mais sans jamais tomber dans le cliché et la parodie.

Chaque planche, chaque case est magnifique. Richard Corben maîtrise les décors apocalyptiques et joue énormément sur les contrastes : les couleurs, les ombres, mais également le style. On passe de certaines cases très réalistes à des dessins beaucoup plus cartoony, mais la violence est bien là, dans les arrières-plans, dans ces piles de cadavres, dans le récit de cette fin du monde qu’on découvre petit-à-petit, jusque dans la décomposition progressive du visage de Castle.

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Les motivations du Punisher sont dévoilées vers la fin, maintenant la tension et le suspens tout au long de l’histoire. Sans offrir quelque chose de novateur au personnage (depuis la mort de sa famille, il est presque toujours animé par la vengeance), Ennis l’humanise dans sa cause tout en gardant cet aspect violent et froid qu’on lui connaît. Le climax est atteint lors d’une « tirade » de Castle, révélant la pourriture d’une humanité qu’il haït au plus profond de lui-même.

Sorti en 2005 sous le label MAX, The Punisher : la fin est un récit violent, dur et émouvant. De par son traitement du personnage, ses thèmes abordés et son aspect graphique si particulier, Ennis et Corben closent magistralement une vie entière dédiée a la vengeance et à la violence. Plutôt destiné à un public averti, le titre peut toutefois être lu par des novices n’ayant pas une grande connaissance du personnage.

DevilPoulet

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