Superman: Lois & Clark

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Les plus perspicaces d’entre-vous aurons remarqué que je ne suis pas un très grand fan de l’univers « New 52 » et je ne vous ferai pas l’affront d’expliquer à nouveau pourquoi. Alors quand Didio et ses comparses ont annoncé Convergence l’année dernière en expliquant que ce serait un hommage à toute l’histoire de DC (on peut émettre des doutes quant à cette affirmation) les détracteurs de l’univers en cours dont je fais partie commençaient à voir le bout du tunnel… Peut-être à tort puisqu’il s’est avéré que Convergence était une déception tant au niveau de la qualité que des ventes (L’event n’a « marché » que le premier mois pour s’effondrer celui d’après).

Pourtant du bon a émergé de ce crossover puisque avant l’été DC a annoncé 3 séries qui sont les conséquences directes de la fin de cette mini-série et de ses innombrables ties-in : Lois & Clark : Superman, Titans : Hunt et Telos.

Convergence en plus de ne pas être très bon terminait sur un incroyable bordel que même les têtes pensantes (cela reste à prouver) de DC n’ont pas réussi à expliquer. On a donc terminé l’event en se demandant quel était l’intérêt de ce titre à part ne pas arrêter toutes les séries en cours pendant le déménagement de DC. Il a donc fallu attendre ce Superman pour comprendre à peu près ce qu’il en est. C’est Dan Jurgens et Lee Weeks qui s’en occupent après avoir œuvré sur le meilleur tie-in de Convergence, Superman (ça ne s’invente pas)

Superman : Lois & Clark #1 tente en effet d’apporter quelques clarifications quant aux conséquences de la bataille contre Telos (à découvrir bientôt en VF chez Urban ?) en nous donnant les raisons qui ont poussé Lois & Clark à venir sur Earth Prime Ce numéro permet d’ailleurs de se rassurer sur un point : Il existe une possibilité qu’on puisse lire les aventures d’autres héros Pré New 52 à l’avenir si DC daigne en sortir, c’est peu mais c’est déjà ça.

On a aussi droit à un procès à peine caché de l’univers en cours ; griefs qu’on avait pu déjà voir dans le numéro zéro de Convergence où Telos expliquait en quoi les New 52 étaient très imparfaits.

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Moi non plus Clark, moi non plus.

Cependant, ce qui fait la grande force de ce numéro et en constitue la majeure partie n’est pas la critique de cet univers mais bien une façon pour Dan Jurgens de montrer son amour pour le personnage de Superman tout en envoyant un message clair aux fans : Il sait. Il sait à quel point le personnage et ses valeurs peuvent manquer, il sait que cet univers paraît trop sombre, trop violent et trop différent de tout ce qu’a fait DC en 75 ans. Et il nous offre, peut-être pour la dernière fois, la joie de lire un titre DC qui a un cœur et une âme.

Une autre grande idée de ce titre est de faire le parallèle entre le futur de Superman via son fils Jonathan et les vilains de l’univers Pré New 52 qui n’ont pas encore fait leur apparition sur Earth Prime et que Superman tente de « sauver ». Cela donne en effet un vrai but au personnage qui ne fait pas que survivre dans ce monde inconnu et hostile et nous montre à quel point Clark est prêt à faire le bien même lorsqu’il n’est plus bienvenu voire simplement connu mais aussi le coté vie de famille qui était quelque peu effacé depuis l’arrivé des New 52. La force d’un super-héro réside aussi dans son humanité et ça a toujours été le cas pour Superman.

Lee Weeks après nous avoir offert des pages d’une beauté saisissante dans Superman Convergence revient en très grande forme en nous livrant encore une fois un travail impeccable qui fait honneur au personnage. Il est vrai que voir Lois et Clark prendre de l’âge est déroutant mais le tout est fait en douceur et le talent indéniable de Weeks permet de s’y faire très rapidement. La colo par Scott Hanna rend d’ailleurs honneur au travail du dessinateur. On a pas grand chose à reprocher aux dessins et on espère qu’ils resteront de cette qualité.

Comment rester insensible face à ce genre de pages ?

Comment rester insensible face à ce genre de pages ?

Vous l’aurez compris Superman : Lois & Clark #1 est un comics important dans l’histoire du héros et de DC. Important car il nous prouve que, malgré tous les changements que l’éditeur peut tenter d’imposer aux lecteurs, Superman ne mourra jamais. Il sera toujours là quoi qu’il arrive à l’univers DC et restera un pilier des univers dans lesquels il se trouve. Ce numéro s’adresse aussi bien aux anciens lecteurs qui retrouveront ce personnage familier qui leur manquait qu’aux nouveaux qui verront un petit résumé de l’univers New 52 et un « nouveau » personnage au background riche et passionnant.

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